"Mon principal objectif est de permettre à chacun de vivre et de travailler dans les meilleures conditions possibles"

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Arrivé le 2 octobre 2023, Bernard Masson est l'animateur qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) de l’ONERA. Quelles sont ses éxpériences, qu'est ce que la QVCT et quelles sont ses missions ? Réponse dans notre interview !

Bonjour Bernard Masson, vous prenez aujourd’hui le poste d’animateur de la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) à l’ONERA. Présentez-nous votre parcours.

Avec une formation d'ingénieur physicien spécialisé dans le rayonnement X et UV, j'étais destiné à faire une carrière scientifique. Toutefois, les relations humaines ont toujours été un moteur et une source de motivation dans mon travail. C'est ce qui m'a poussé à me réorienter vers le conseil et la formation en management.

Pendant plusieurs années, j’ai conseillé des entreprises et administrations. J’y ai découvert combien la QVCT apportait des réponses aux difficultés rencontrées sur le terrain. C'est ce qui m'a convaincu de m'investir complètement sur cet axe de travail en spécialisant mon propre cabinet de conseil et de formation, après l’obtention d’un diplôme de 3ème cycle en QVCT et prévention des RPS.

En quelques mots, qu’est-ce que « la qualité de vie et des conditions de travail » ?

La QVCT est souvent méconnue. Pour résumer, elle a pour objectif de construire une organisation du travail favorable à la santé des personnes et à la performance de l’entreprise. Pour cela, il est nécessaire que chacun puisse travailler dans les meilleures conditions et se réaliser pleinement. Pour l’ONERA, c’est l’opportunité d’une démarche gagnant-gagnant qui favorise l'engagement, la créativité et la collaboration, et au final renforce l'attractivité de notre organisme et son rayonnement.

Pouvez-vous nous expliquer vos missions ?

En tant qu’animateur QVCT, mon principal objectif est de permettre à chacun de vivre et de travailler à l’ONERA dans les meilleures conditions possibles. Pour atteindre cet objectif, j’ai deux grandes missions : participer au développement d'une culture QVCT "salutogène", c’est-à-dire bénéfique pour la santé, et à la lutte contre les risques psychosociaux (RPS).

Nous ne partons pas de zéro car de nombreuses actions dans le domaine de la QVCT et dans la prévention des RPS ont déjà été mises en place par la DRH, et ce, depuis plusieurs années. Il convient de les rendre visibles pour tous.

Pour développer cette culture QVCT à l’échelle de l’ONERA, il est nécessaire de faire travailler ensemble les différents intervenants autour d'actions menées paritairement pour répondre progressivement aux besoins identifiés au sein des différentes structures de travail.

Pour continuer à lutter contre les RPS, j’interviendrai sur les trois niveaux de prévention et participerai à la construction du document unique d'évaluation des risques professionnels et du plan d'action associé (en effet, depuis plusieurs années, pour prévenir les situations de RPS nous réalisons tous les trois ans un diagnostic des risques psychosociaux qui permet de définir un plan d’action de prévention). Lorsque des situations de RPS apparaissent, je peux intervenir avec un rôle de conseil pour accompagner des situations individuelles ou collectives en lien avec les différents acteurs (DRH, Services de santé au travail, CSE, opérationnels…) et envisager les mesures de prévention correspondantes sur le terrain. En particulier, ayant été nommé référent harcèlement moral et violence au travail, je suis chargé d’accompagner les salariés de l’ONERA qui rencontrent au travail des difficultés dues à des agissements hostiles.

En étant à l’écoute de tous, on peut désamorcer ces risques au plus tôt, avant qu'ils n'engendrent de graves conséquences pour les victimes et pour le collectif de travail.

Qu’est-ce qui vous a motivé à postuler à l’ONERA ?

Mon activité de conseil en QVCT m’a permis de soutenir un grand nombre de sociétés. Ces missions avaient toutefois toujours un périmètre limité. Quand j’ai vu le poste d’animateur QVCT à l’ONERA, j’ai été attiré par l’opportunité d’accompagner, de façon globale et sur le long terme, un acteur incontournable qui porte le futur de l’aérospatial. Les défis sont nombreux et pour y faire face, les femmes et les hommes qui participent à ce nouvel élan méritent que l’on prenne soin d’eux !