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Entretien avec Philippe Leopold, nouveau directeur des affaires internationales

Entretien avec Philippe Leopold, nouveau directeur des affaires internationales
Philippe Leopold
Directeur des affaires internationales
09 juillet 2026

Depuis le 9 juin 2026, Philippe Leopold est le nouveau directeur des affaires internationales, en remplacement de Marc Lesturgie, qui a fait valoir ses droits à la retraite. Il nous livre quelques éléments sur son parcours, ses atouts, et sa feuille de route.

Pouvez-vous esquisser les grandes lignes de votre parcours ?

Je ne remonterai pas jusqu’à ma formation initiale à l’Ecole de l’Air, bien qu’elle ait été fondatrice à plusieurs titres : d’abord, parce que l’Ecole se situe sur la base aérienne de Salon de Provence, ce fut donc ma 1ère rencontre avec l’ONERA, une institution remarquable, qui a depuis toujours fait partie de mon environnement. Puis, parce que j’y suis devenu Officier, un titre qui confère fierté bien sûr, mais surtout sens de l’intérêt collectif, une valeur inhérente à toutes mes fonctions depuis. Je le suis resté jusqu’en 2019, pour servir les intérêts français, sur les théâtres d’opérations d’abord, puis sur le terrain du management, du partenariat et de la coopération internationales, ce qui requiert un sens de l’analyse tout aussi aiguisé.

Si je devais citer, malgré tout, quelques étapes notables dans mon parcours, je citerais le virage très « international » pris en 2005, lorsqu’à la sortie de l’Ecole de Guerre, j’ai pris la responsabilité du “Développement capacitaire en coopération” à l’Etat-Major des Armées. Un domaine dans lequel j’ai poursuivi mon engagement puisque, de 2007 à 2010, j’ai été chargé de mission “Développement capacitaire” cette fois à l’Etat-Major de l’Union Européenne, à Bruxelles.

Dans la même dynamique, j’ai ensuite occupé les postes de chef “Relations bilaterales Euro-atlantique” à l’Etat-Major de l’Armée de l’Air et de l’Espace, de 2010 à 2012 en liaison direct avec le CEMAAE.  En 2022, j’ai rejoint l’Agence Européenne de Défense comme Chargé de mission Coopération de défense dans le domaine aérien avant de diriger le département « Planification Stratégique » en charge des orientations capacitaires de défense de l’UE, cette fois-ci dans une institution UE multinationale.

Enfin, en 2023, j’ai créé ma société Défense Consulting, pour mettre à profit mon expertise dans la construction et l’accompagnement de projets de défense internationaux.

Votre carrière est très riche, pourquoi avoir choisi de rejoindre l’ONERA ?

Je vous le disais, l’ONERA a toujours fait partie de l’écosystème dans lequel j’ai évolué, tout au long de ma carrière, puisqu’il est un acteur incontournable dans le secteur de la Défense, à l’échelle française inévitablement, à l’échelle européenne très souvent. Mais au-delà de cette notoriété, l’ONERA revêt pour moi un caractère d’excellence scientifique : je suis donc très honoré de rejoindre aujourd’hui cette belle maison, et surtout, je suis heureux de pouvoir mettre à profit mon savoir-faire dans le montage de programmes européens et internationaux.

Votre ADN est donc défense d’une part, et coopération internationale d’autre part : votre feuille de route est-elle logiquement de développer les coopérations de défense avec l’étranger ?

Oui, mais pas seulement ! La situation géopolitique actuelle génère en effet une mutation en profondeur de tout l’écosystème Défense en Europe. On assiste à une accélération du développement des coopérations de défense. L’évolution de la menace nous pousse, légitimement, à réorganiser échanges et programmes en Europe. Je serai donc amené à inscrire l’action de l’ONERA dans cette dynamique. Mais ce changement concerne également un autre secteur, celui du spatial, même si c’est moins visible et que les deux domaines partagent de nombreuses technologies. Je parlais des domaines d’opérations : ils se déplacent aujourd’hui de plus en plus dans le spatial.

Plus globalement encore, je m’emploierai à développer le rayonnement de l’ONERA hors France et hors Europe, et je soutiendrai le président dans toutes les rencontres internationales qui seront organisées.

Je m’inscrirai là dans la continuité de mon prédécesseur, dont je salue ici l’action, comme celle de l’équipe DAI, fière, je l’ai tout de suite constaté, de faire rayonner l’ONERA à l’international. J’ambitionne d’y apporter simplement ma connaissance fine des arcanes du fonctionnement du monde de la Défense et des process européens et bruxellois. 

Quel mode de fonctionnement souhaitez-vous privilégier en interne ?

Il sera fondé avant tout sur un relationnel de qualité. La raison d’être de la DAI est bien de faire valoir et reconnaitre l’excellence scientifique des départements de l’ONERA sur la scène internationale, notamment en initiant des partenariats enrichissants et/ou en recherchant des moyens complémentaires pour assurer sa pérennité. Elle est la richesse de l’ONERA et son cœur d’activités. Dans mes premiers mois au sein de l’Office, je serai d’ailleurs heureux de venir à la rencontre de tous, pour découvrir vos métiers plus en détail, prendre en compte vos besoins, vos spécificités et, le cas échéant, améliorer ce qui peut l’être.

 


URL source : https://envol-onera.netcomdev2.com/invite/entretien-avec-philippe-leopold-nouveau-directeur-des-affaires-internationales